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Alimentation : les Français préfèrent le local au bio

Alimentation : les Français préfèrent le local au bio

mardi 5 novembre 2019, par Myriam

Selon les résultats d’une consultation nationale menée par la plateforme Make.org, les Français plébiscitent en priorité, pour leur alimentation, des produits issus des circuits courts plutôt que de l’agriculture biologique.

« Comment permettre à chacun de mieux manger en France ? » C’est la question ouverte qui a été posée par la plateforme Make.org auprès de 10 millions de Français. 460 000 y ont répondu. Et c’est autour des évidences, c’est-à-dire de ce qui fait consensus, que les résultats de la consultation nationale se sont cristallisés. Douze idées majeures ressortent ainsi de cette enquête, a indiqué Axel Dauchez, PDG de Make.org, lors de la première journée des assises de l’agriculture et de l’alimentation, organisées à Rennes, les 15 et 16 octobre.

Le produit local, le préféré des Français
Les Français souhaitent, tout d’abord, privilégier en priorité les circuits courts et une meilleure distribution des produits locaux, selon 28 % d’entre eux. « C’est le fait majeur de la consultation. Et pour tout dire, de toutes nos consultations, nous n’avions jamais obtenu un tel consensus », a souligné Axel Dauchez. Les Français le justifient par un bénéfice sur l’agriculteur, pour l’environnement et pour leur qualité de vie. « Nous pouvons dire finalement ils préfèrent quelque chose qui ne vient pas de très loin, plutôt qu’un bio qui vient de très loin ».
Toujours sur le volet des modes de production et de distribution, deux autres consensus apparaissent : la valorisation du travail des agriculteurs (7 %) ainsi que le développement d’une agriculture alternative, mais seulement pour 3 % des personnes ayant répondu à la consultation : « Le bio a été mentionné, mais peu en réalité. Cela ne veut pas dire qu’il n’intéresse pas, mais peut-être qu’il est déjà intégré par tout le monde. »

Sans plastique
Le deuxième consensus porte sur la limitation de la production de plastique dans les emballages, au profit du vrac et des consignes pour 18 % des personnes ayant répondu. 7 % privilégient la lutte contre le gaspillage et 3 % sont en faveur d’un meilleur encadrement autour de la pêche et de l’élevage. « Cette notion d’encadrement concerne surtout la souffrance animale, mais pas du tout, celle de moins, voire plus du tout de viande. »

De saison
Sur le volet dédié aux changements des habitudes alimentaires, ressort un phénomène majeur : les propositions sur le comportement individuel des citoyens ont en effet été très nombreuses, mais aussi très clivantes. Les gens n’aiment pas qu’on leur dise ce qu’ils doivent favoriser ou pas. « Et si l’on rajoute à cela les termes « interdire » ou « forcer », nous basculons dans ce qu’on appelle « un repoussoir ». C’est-à-dire que sur les comportements individuels, les gens répondent globalement de les laisser faire. »
Trois consensus émergent toutefois : adapter les habitudes alimentaires en fonction de la saisonnalité des produits (8 %), favoriser l’apprentissage d’une alimentation saine dès le plus jeune âge (6 %) et proposer une alimentation saine en restauration collective (3 %).

Avec la mention de l’origine
Enfin la dernière partie concerne la santé et la qualité des produits. Pour 8 %, il s’agit de mieux contrôler les aliments transformés et mieux communiquer sur leur composition. 4 % souhaiteraient que soit mieux indiquée la provenance et la traçabilité des produits, et 3 % s’accordent sur le fait de réguler les importations lointaines et de renforcer les contrôles des normes de qualité.
Le grand absent de la consultation est contre toute attente le prix qui a très rarement été cité, ne justifiant pas même le début d’un consensus.

Jusqu’à 10 actions en 2020
La consultation donnera lieu à la mise en œuvre de cinq à dix actions de juillet à décembre 2019. Parmi lesquelles, la plus avancée aujourd’hui : la mise en place d’un service national universel agricole. « Cela consisterait à ce que, chaque année, 200 000 à 300 000 jeunes effectuent, en accompagnement des agriculteurs, leur service national dans une exploitation. Nous avons déjà commencé à échanger avec le ministère de l’Agriculture, a expliqué le PDG de Make.org, et je pense qu’il y a des chances pour que l’idée soit retenue. »

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