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Alimentation et santé : moins de cancers chez les consommateurs de bio

mardi 30 octobre 2018, par Myriam

Une étude de l’Inra et l’Inserm a conclu à une diminution moyenne de 25 % du risque de développer un cancer chez les consommateurs réguliers de bio.

Manger bio, c’est bon pour la santé. En tout cas, c’est bon contre le cancer. C’est ce que suggère une étude épidémiologique menée par une équipe de l’Inra, Inserm, Université Paris 13, Cnam, et publiée dans le Jama Internal Medicine le 22 octobre 2018.

Près de 69 000 adultes suivis
Les chercheurs ont analysé les données de consommation et de santé de 68 946 adultes (participants bénévoles à l’étude Nutri-Net santé) sur sept ans. Cet échantillon de la population française présentait une moyenne d’âge de 44 ans et comportait une majorité de femmes (78 %). Les participants indiquaient leur fréquence de consommation d’aliments bio ou conventionnels (jamais, de temps en temps, la plupart du temps) pour 16 groupes alimentaires.

Prise en compte des facteurs extérieurs
« Au cours des 7 années de suivi (2009-2016), 1 340 nouveaux cas de cancers ont été enregistrés et validés sur la base des dossiers médicaux. Une diminution de 25 % du risque de cancer (tous types confondus) a été observée chez les consommateurs « réguliers » d’aliments bio comparés aux consommateurs plus occasionnels », indique l’équipe de recherche, qui précise que la corrélation était encore plus marquée pour certains types de cancers, comme le cancer du sein chez les femmes ménopausées.
Le mode de vie supposé plus sain des consommateurs de bio aurait pu introduire un biais. Pour l’éviter, « divers facteurs de risque pouvant impacter cette relation (facteurs sociodémographiques, alimentation, modes de vie, antécédents familiaux) » ont été pris en compte. Et cela « n’a pas modifié les résultats » de l’étude.

Résultats à confirmer
Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses : « La présence de résidus de pesticides synthétiques » dans les aliments issus d’une agriculture conventionnelle, et « des teneurs potentiellement plus élevées dans certains micronutriments (antioxydants caroténoïdes, polyphénols, vitamine C ou profils d’acides gras plus bénéfiques) dans les aliments bio. »
Toutefois, les auteurs précisent que « les conclusions de cette étude doivent être confirmées par d’autres investigations conduites sur d’autres populations d’étude, dans différents contextes ».

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